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Interview Florian Lesca (DGB40)

3ème et dernière interview de la semaine, avec cette fois-ci, quelqu'un que vous connaissez très bien puisqu'il fait parti de l'effectif du DGB40 depuis maintenant 2 saisons : Florian Lesca.


Vous avez repris la saison depuis le 12 août. Comment se passe la reprise ?


Écoute, très bien même si on manque de joueurs. Il y a des blessés, Xane est à la Coupe du Monde avec le Sénégal donc on travaille pas encore sur le collectif car nous sommes pas assez nombreux à l’entraînement mais on se prépare tranquillement physiquement pour cette longue saison de N1 qui nous attend.


Dax Gamarde sera dans la poule A. Quel est votre avis sur le niveau de vos futurs adversaires ?


Ce ne sera pas simple du tout. Je pense que notre poule est plus relevée que la poule de l’Est. Quand tu vois les effectifs de Challans ou le projet du Havre et de Boulogne sur Mer de remonter en Pro B, on se dit que nous sommes dans une poule assez compliquée. Mais c’est comme ça, il va falloir lutter.


L’objectif est le maintien ?


Il ne faut surtout pas rater notre départ pour se mettre dans les meilleures conditions. On doit gagner contre les équipes avec qui on sera à la lutte pour le maintien, c’est une évidence. Il faut se mettre à l’abris le plus tôt possible en vue de la seconde phase. C’est notre objectif, à nous de tout faire pour y arriver.


Vous décidez de revenir à Gamarde l’an dernier. 8 mois plus tard vous accédez à la NM1 en étant champion de France et vous gagnez la coupe des Landes. C’est une saison parfaite.

Je pense que tout le monde a été surpris de la réussite de notre équipe cette saison. On savait que nous avions de bons joueurs, mais je pense qu’il n’y a pas eu qu’une réussite basket cette saison. On a réussi à former un groupe, on s’est tous bien complété. On ne peut pas dire que la montée a été une surprise car c’était notre objectif et que l’on voulait y arriver mais mis à part la coupe de France on a rempli tous les autres objectifs. Gagner le titre de champion de France, la coupe des Landes et la montée c’est tout simplement magnifique.


Est-ce que vous rendiez compte au fil de la saison que vous étiez en train d’écrire l’histoire de votre club ?


Non pas vraiment. On était la tête dans le guidon, les matchs s’enchainaient beaucoup et il y avait des matchs de coupe pendant le championnat. Nous étions focalisés sur nos objectifs et nous nous ne voulions pas se faire distraire par ce qu’il se disait autour. C’est à la fin de la saison, quand tout est terminé et que tu lis les articles de presse que tu te rends compte de la grandeur de ta saison.


Cela faisait 3 ans que Dax-Gamarde remportait la coupe des Landes. Et pourtant on a vu énormément d’émotion dans vos yeux mais aussi dans les yeux de vos coéquipiers le soir du 25 mai 2019 à Dax ..


C’était un moment unique. Le scénario de notre participation a beaucoup compté. On s’est mis beaucoup de pression en allant à l’inverse du comité des Landes et de ceux qui nous voyaient pas jouer cette finale. Alors quand nous l’avons gagnée il y avait beaucoup d’émotion car on a relâché toute la pression du week-end. Pour ma part, je savais que la gagner ce serait quelque chose de particulier et en plus le fait que ce soit à Dax a rendu la chose encore plus belle. Le temps, l’organisation tout a été parfait et c’est pour ça que ça restera à jamais un moment exceptionnel.


Votre dernière saison a été compliquée à Tarbes. On a l’impression que vous avez retrouvé le sourire du côté de Gamarde.


En fin de saison, quand j’ai parlé à mes dirigeants je leur ai dit que mon année ici à Gamarde a été pour moi une renaissance. J’ai repris goût à jouer au basket en étant ici. Être dans les top équipes du championnat c’est super. A Tarbes, j’ai jamais connu ça. Je suis arrivé après la montée donc nous étions promus et on a toujours été un petit budget de notre championnat. Alors oui, parfois nous sommes arrivés à dépasser les attentes et c’était super, mais cela n’a pas toujours été le cas. Ma dernière saison a été difficile, car nous luttions pour le maintien et que l’équipe changeait souvent. Vivre une saison à Dax un an plus tard complètement différente te montre une autre facette du basket.


Depuis votre passage au centre de formation à Élan Béarnais, vous avez connu 2 clubs (Tarbes et Dax-Gamarde). Avez-vous parfois regretté de ne pas avoir tenté votre chance ailleurs ?


Non je ne regrette rien. C’est comme ça. Quand je suis parti de l’Élan on m’a clairement dit que l’on ne comptait plus sur moi. Moi j’avais envie de jouer et j’avais envie d’avoir un rôle. Quand tu as grandi à Élan avec la qualité des infrastructures c’est sûr que tu as envie d’y rester et surtout continuer à jouer dans ce club. Mais il y avait d’autres priorités et il y avait d’autres motifs qui ont fait qu’il fallait que je parte.


Que répondez-vous aux gens qui disent « Si Flo avait le mental de Rémi (lesca), il serait un joueur de Jeep Elite » ?


Peut-être… Mais ce qu’il faut se demander plutôt c’est « est-ce que tout le monde a le même objectif ? » ou « quelle place prend le basket dans ta vie ? ». Si tu veux en faire ton métier, travailler dur jour après jour pour être au top ou prendre du plaisir et pouvoir faire des choses à côté. Avec des si on peut faire beaucoup de chose. Mais je pense que la vraie question est plutôt : Est-ce que la priorité c’est le basket ou autre chose ?


Le principal c’est donc d’être heureux et c’est votre cas aujourd’hui…


Tout à fait, j’ai deux enfants en pleine forme, je peux les voir grandir et profiter d’eux tous les jours tout en jouant au basket à un très bon niveau. A mes yeux c’est ça le principal !



Par Anthony Ottou