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Interview Jérome Mansanné



1. Vous avez été éliminé en ¼ de finale Coupe de France contre Mulhouse, une défaite cruelle de 1 point après prolongation. Malgré la défaite, êtes-vous fier d’être arrivés à un tel stade de la compétition ?


Le sentiment est mitigé entre la fierté et la déception. C’était une compétition que je n’avais jamais vraiment disputée et là on s’y est pris au jeu, et plus t’avances plus t’as le sentiment que c’est possible. C’est comme ça, faut qu’on passe à autre chose et qu’on se recentre sur les futurs objectifs.



2. Ce soir, vous recevez Valence Condom, actuellement dernier de la compétition, et que vous avez gagné de 41 points lors du match aller. Comment faut-il aborder ce genre de match pour éviter des surprises ?


Du sérieux. Gagner de 41 points à l’extérieur reste une grosse performance, même contre une équipe de bas de tableau. Il ne faut surtout pas les aborder à la légère. Ça ferait un peu moche que les 1ersperdent contre les derniers à domicile. Mathématiquement, on n’est pas encore qualifiés pour les playoffs, c’est donc important de gagner et c’est le moment d’enclencher la vitesse supérieure et de préparer les matchs de fin de saison pour atteindre nos objectifs.



3. Entre la fin du championnat, les playoffs (synonyme d’ascension en NM1 en cas de victoire en ¼) et la Coupe des Landes, la saison est encore longue, comment gères-tu la fatigue ?


On fait au mieux. On a eu quelques petits pépins dans l’équipe. Le fait de gagner et d’être sur une bonne dynamique est un plus mentalement. Ça y joue beaucoup. Même si physiquement c’est un peu dur, ça compense. Puis quand t’es compétiteur gagner est la raison pour laquelle tu joues et tu t’entraines ! Après je dirais qu’avec la maturité, on apprend à se gérer. Je gère mieux ma récup, j’ai une meilleure hygiène de vie et je rentre un peu plus tôt le samedi soir…



4. Jérome, à 37 ans, est-ce que tu es en train de vivre la plus belle saison de ta carrière ?


Difficile comme question. Potentiellement peut-être. Tant que les victoires ne sont pas acquises, rien n’est sûr. Aujourd’hui je dirais que c’est bien, mais j’attends de savoir si ça sera très bien. Pour l’instant, nous n’avons pas encore rempli tous les objectifs : ni la montée en N1, ni la Coupe de Landes. Tant que les trophées ne seront pas sur les étagères du club, je ne me projette pas. La saison peut être magnifique mais elle peut aussi me garder un goût amer.



5. Toi qui connais si bien la Coupe des Landes (7 fois vainqueur), est-ce qu’une victoire dans les arènes de Dax devant plus de 8000 personnes aurait une saveur particulière par rapport aux autres ?


Bien sûr, cette année c’est particulier. Gagner une Coupe des Landes c’est déjà fort, alors la gagner dans un tel environnement, à Dax, pour un club Dacquois, devant autant de personnes… Mais je ne peux pas savoir si elle sera plus belle que ma 1ère. Il y a tellement de paramètres qui rentrent en compte. On a la pression, on sait qu’on se doit d’y être car on est triple tenant du titre, que c’est à Dax et qu’on est les favoris. Il y a 3 équipes qui sont qualifiés, et qui veulent autant que nous être l’équipe victorieuse. En tout cas si ça se passe c’est magnifique. Mais je suis quelqu’un de terre à terre, rien n’est encore acquis pour l’instant.