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Interview Rémi Lesca (BBD)

Samedi 24 août, à 19h00 aux arènes de Gamarde, Rémi Lesca et son équipe Boulazac Basket Dordogne vont affronter en match de préparation le club historique : Élan Béarnais. L'occasion pour nous de rencontrer le Landais et de lui poser quelques questions.


Remi, 3 semaines que vous avez repris le chemin de la salle en préparation de cette saison 2019-2020.


La saison dernière nous n’avons pas réussi à nous qualifier pour les playoffs, donc notre saison s’est arrêtée en mai. C’est un peu long quand même. C’est pour cela que c’est toujours très bien de remettre la machine en route surtout après un long moment de pause. C’est une nouvelle saison qui démarre. On retrouve ses marques et ses petites habitudes.


Que vous faites-vous pendant cette longue coupure estivale ?

C’est un peu long mais on reste au club jusqu’au 15 juin pour faire pleins de petites choses. On continue un peu à s’entrainer pour essayer de stopper le plus tard possible et garder la forme. Les préparateurs physiques et adjoints sont encore sur place donc on peut bien bosser. Après en juillet c’est à nous de nous entrainer personnellement avec un coach perso ou alors travailler le foncier afin d’être en forme quand sonne la rentrée.


L’équipe a connu beaucoup de départs cet été. Ce n’est pas simple de devoir s’adapter chaque début de saison à de nouveaux coéquipiers ?


J’ai déjà connu ça dans plusieurs clubs donc je suis habitué. Au début ça me frustrait de voir que l’équipe changeait et que l’on n’arrivait pas à garder la même ossature pour éviter de recommencer à zéro. On n’a pas le choix, on a des nouveaux joueurs et on doit faire avec. C’est à nous de faire en sorte de les intégrer le mieux possible et surtout plus rapidement que l’an dernier. La saison passée il y avait un nouveau coach et une nouvelle équipe. Le seul rescapé était Jérôme Sanchez. Là ce n’est pas le cas, donc on ne repart pas à zéro non plus… Mais il va falloir travailler pour créer un collectif.


Quels sont les objectifs cette saison ?


Accrocher le maintien le plus rapidement possible. Car avec 3 descentes cette saison ce ne sera pas simple. C’est à nous de bien commencer la saison pour engranger de la confiance et des victoires afin d’obtenir ce maintien le plus rapidement possible. Puis après on verra si on peut viser plus haut.


Pratiquement 10 ans que vous jouez à haut niveau. Avez-vous un rôle de leader dans cette équipe ?


Oui après cette saison nous n’avons pas trop d’américains qui ne connaissent pas le championnat. Si je peux apporter toute mon expérience et si je peux faire les liens entre les différents protagonistes alors c’est super. Aider tout le monde à comprendre les systèmes du coach, défendre les couleurs du club et montrer la voie aux nouveaux joueurs c’est la mission de tous les joueurs qui étaient présents l’an dernier.


Est-ce toujours particulier pour vous d’affronter Pau même pour un match amical ou avec le temps avez-vous réussi à prendre plus de recul ?


Cela me fait toujours un petit truc, mais moins qu’au début, c’est normal. C’est très bien d’avoir une équipe comme Pau à proximité. Ça nous permet de pouvoir jouer contre eux plusieurs fois pour se préparer… Ils sont en Jeep Elite, ils jouent la coupe d’Europe. Donc c’est parfait pour nous d’être directement dans le vif du sujet et cela va nous permettre de voir où nous en sommes.


Continuez-vous toujours à suivre l’avance du club Palois ?


Toujours un plaisir de les voir jouer les playoffs, donc je suis les résultats et aussi le centre de formation. Je trouve que le centre de formation perd un peu de sa valeur mais par contre l’équipe professionnelle progresse année après année. À Pau, tout le monde sait comment ça marche. Tu gagnes il y a du monde au palais, tu perds il y a moins de monde. C’est comme ça à Pau, mais depuis 4 ans ils sont en playoffs.


Justement, la formation paloise. Depuis Flo Lesca, Romain Hilote et vous, les jeunes landais ont du mal à réussir du côté de Pau.


Oui, mais je ne suis pas assez spécialiste pour analyser, mais le championnat Espoirs est un championnat particulier. Je trouve qu’en France on mise sur le physique. On recherche le jeune qui n’a que 3 ans de basket et qui risque d’exploser parce il a un gros potentiel. On recherche le joueur type NBA plutôt que celui type espagnol. C’est pour ça que dans le coin c’est compliqué. Après le championnat français est un championnat assez physique. C’est compliqué de faire jouer 10 joueurs frêles… Donc à partir de là, ça devient dur pour pas mal de joueurs. Mais si un jeune landais a la chance d’être bien développé alors peut-être qu’il y arrivera.


Jouer Pau, chez vous dans les Landes. Ça aussi c’est une bonne chose ?


C’est toujours plaisant de jouer dans les Landes. Surtout dans ces belles arènes des Landes, très joli parquet. Ça va être une belle soirée avec du basket landais et des rencontres de haut niveau. On se rend compte que plein de petits club veulent organiser des rencontres et c’est parfait. Les Landes sont une terre de basket, il ne faut pas l’oublier. C’est aussi une opportunité pour Pau de fidéliser ce public landais et promouvoir son centre de formation.


Gamarde va jouer en 3ème division l’an prochain. C’est une très bonne chose pour le basket landais ?


C’est parfait et exceptionnel. Hormis les filles de basket landes, le basket landais est vachement sectaire j’ai envie de dire. Chaque village a un club. Le club à 5 km est votre pire ennemi (rires), ça toujours été comme ça. De toute façon, le haut niveau landais ou plutôt les équipes qui dominent ont toujours été jalousées, c’est comme ça. Ce qu’a fait Jean Lamaignère avec Gamarde a toujours été jalousé car il a gagné souvent la Coupe Des Landes, parce il était en haut, parce il payait les joueurs. C’est comme ça et c’est dommage. Mais je pense que maintenant qu’ils ont réussi à accéder à la NM1, les mentalités ont changé. Ils représentent les Landes au niveau professionnel et c’est pour cela qu’ils doivent être soutenus.


Est-ce un jour, Rémi Lesca portera les couleurs de Dax-Gamarde ?


S’il reste à ce niveau-là pourquoi pas. On ne sait pas ce que nous l’avenir nous réserve. J’ai 30 ans, est ce que je vais jouer en ProA jusqu’à 35 ou alors est-ce qu’au 1erjuillet prochain si je me retrouve sans club ça pourra être une solution. Une carrière de basketteur c’est un peu précaire, on ne peut pas se projeter malheureusement. Mais qu’ils continuent à se structurer, à garder ce statut semi-pro et pourquoi pas passer le cap et de devenir professionnel un jour.



Par Anthony Ottou